Actualités – 07.04.2026

Communication et participation dans le cadre des projets de génie civil

Communication et participation dans le cadre des projets de génie civil

Le 25 mars dernier, Oliver Bachmann, notre expert en participation, modération et médiation, a été invité à prendre la parole lors du premier «Dialog Tiefbau». Cette rencontre professionnelle dédiée au génie civil portait sur la communication autour des projets de génie civil, considérée comme la base de leur acceptation. En effet, nous en sommes convaincu·e·s: pour que la mise en œuvre de projets soit couronnée de succès, il faut susciter l’adhésion des personnes concernées bien avant que le premier panneau de chantier ne soit installé. Le mot-clé, c’est la participation.

La participation était également au cœur de la rencontre professionnelle «Dialog Tiefbau» organisée par l’agence de communication Interpunkt AG et l’entreprise Swiss Interactive AG, spécialisée dans la visualisation. En effet, après trois exposés introductifs, les échanges ont principalement porté sur la manière dont la communication peut contribuer au succès des projets de génie civil, et sous quelle forme.

Sortir des sentiers battus

De bons projets, qu’il s’agisse de construction, de génie civil ou de planification, doivent profiter au plus grand nombre. Expliquer leurs avantages ne relève pas du marketing, mais fait partie intégrante du processus de planification. Celles et ceux qui engagent dès le début un dialogue constructif avec les personnes concernées ont la possibilité de mener à bien leur projet (voire de l’améliorer) et posent ainsi des bases solides pour leur acceptation et leur mise en œuvre.

Ce qui est possible n’est pas forcément judicieux

La participation revêt de multiples formes, mais «une procédure de consultation officielle n’est pas ce que nous entendons par participation», précise Oliver Bachmann. «Nous n’en sommes qu’à un stade préliminaire de la participation». Il s’agit du quatrième niveau sur les neuf que compte l’échelle de participation de Sherry R. Arnstein. Même si, dans le domaine du génie civil, on n’atteindra sans doute jamais le niveau le plus élevé, celui de l’auto-organisation, une véritable participation est souvent possible. Elle n’a toutefois de sens que si elle peut réellement contribuer à la qualité du projet. Ainsi, les personnes concernées peuvent exprimer leurs attentes quant au cadre de vie qu’elles souhaitent, tandis que les spécialistes déterminent la hauteur des bordures de trottoir ou les éventuelles déviations pendant les travaux. Afin de déterminer si un processus participatif est judicieux ou non, Oliver Bachmann a formulé cinq questions auxquelles les acteur·trice·s devraient répondre honnêtement avant de se lancer dans des actions précipitées.

Les trois dimensions de la participation

Lorsqu’un processus participatif est lancé, trois dimensions entrent en jeu: le nombre de participant·e·s, la complexité de la problématique et le potentiel de conflit du projet. Plus une ou plusieurs de ces dimensions prennent de l’importance, plus le besoin de modération s’accroît. Dans un cadre restreint, un·e spécialiste peut éventuellement assumer un double rôle. En revanche, pour des projets plus complexes, il faut faire appel à une personne chargée de la modération afin que les expert·e·s puissent se concentrer sur leur rôle.

Dans son exposé présenté lors de la rencontre «Dialog Tiefbau», Oliver Bachmann a comblé le fossé entre l’idée de planification et sa promotion. Vous trouverez de plus amples informations sur la participation dans le cadre des projets de Metron sur notre page Compétences.